SeaFrance : beurre, argent du beurre et quoi d’autre… ?
Au regard d’une crise qui n’en finit plus, le dossier est somme toute banal ! En toile de fond de mer, SeaFrance (filiale maritime de la SNCF) met en évidence un interventionnisme étatique sous la pression syndicale, exploitant le climat des présidentiables écumant les électeurs.
La France assiste aujourd’hui à une saga ubuesque. Après la crise rencontrée par SeaFrance en 2008, un plan de redressement en 2009, la mise en liquidation judiciaire toujours en suspens, la proposition de reprise de Louis Dreyfus Armateurs et la compagnie danoise DFDS, balayée d’un revers de main par le Tribunal de Commerce de Paris (16 novembre 2011), le Tribunal privilégie le montage d’une SCOP dirigé par la CFDT locale alors que celle-ci ne dispose d’aucun plan de financement sérieux et abouti ; il faut se demander quelles sont les véritables intentions…
En substance, Dreyfus proposait de conserver 460 emplois (équivalent temps plein) 3 navires pour 5 millions d’euros sans appel de fonds étatique. La CFDT quant à elle prétend à un montage d’une SCOP conservant tous les emplois sans justifier ni d’une réalité économique et financière étayée par un apport ferme des salariés, renvoyant à l’Etat d’en faire les frais ; chiffrant l’apport nécessaire à la somme de 40 millions d’euros et en voulant que les salariés conservent leurs indemnisations.
Il est surprenant que le Tribunal de Commerce ait préféré la SCOP insuffisamment établie dans sa proposition à l’offre de Dreyfus… d’autant plus que la Commission Européenne avait d’une part rappelé qu’un Etat ne peut intervenir dans un tel cas de figure et estimait raisonnablement acceptable la proposition de Dreyfus.
Que faut-il penser de toute cette affaire rocambolesque ?
Le rôle du syndicat local a-t-il été de prendre vraiment en compte l’intérêt des salariés ? A-t-il voulu s’opposer à toute offre afin de préserver ses propres intérêts (responsables locaux) ? Serait-il tellement puissant qu’il pourrait faire plier la justice au point que celle-ci oublie son rôle décisionnaire pour prendre en compte le sort des 850 salariés dans un plan de sauvegarde viable ?
Flash Info :
La direction nationale de la CFDT annonce qu’elle…LIRE LA SUITE
























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